Zepat’s blog

Day 2, part two : Atlassian ou la colossale transparence

mai 16, 2008 · Laisser un commentaire

Atlassian. Une boîte australienne fondée par 2 jeunes geeks en 2002. Accueil par le seul employé de plus de 26 ans (sic !), Jeffrey Walker, assisté d’un jeune loup du marketing. Bureaux neufs, l’emménagement est en cours. Genre loft situé dans un quartier qui fut industriel. Bureaux ouverts, lumineux, spacieux. Espace détente équipé de consoles vidéo. Avec vue sur les pauvres qui poussent leur maison (soit un caddy dont un supermarché n’a plus voulu) en haut des collines de San Fransisco. Richesse virtuelle des start-up et pauvreté bien réelle font bon ménage dans cette ville.

La start-up se veut transparente. Sur les méthodes, le code source des applications produites, tout. Pas de “sales force”, tout se fait online. Pas de support pro, pas d’équipe chargée d’implémenter les applications : leurs produits sont prétendument si bons qu’il s’agirait là de coûts inutiles. Leur stratégie est de vendre beaucoup et bon marché. Ou comment faire passer un manque de moyens pour une stratégie…

Le temps fort du jour est l’annonce des valeurs de l’entreprise, que ce bon vieux Jeffrey fait sur le mode “vous pensez que c’est OK pour les nouveaux marchés que nous visons ?” :

  • open company. no bullshit
  • build with heart and balance
  • don’t fuck the customer
  • play, as a team
  • be the change you seek
Une variation sur le thème “Don’t be evil” de Google. Mais en plus “cool”. Résultat sur l’assemblée : hilarité générale. Peut-être un ou deux mots à revoir…niveau arrogance ce n’est pas mal non plus. Appréciez le sous-entendu : les autre f*** leurs clients !
Le “business model” est néanmoins intéressant. Une tentative d’utiliser des briques open source pour construire un produit commercial qui semble réussir. Juste ce parfum de contradiction qui flotte dans l’air. Un de leurs leitmotiv dans leur quête de la recherche de ce qui fait leur différence et donc leur plus-value, est l’absence de “sales force”. Or l’orateur du jour était un commercial pur et dur qui doit avoir un solide passé de vendeur de Chevrolet repenti vu le goût des Californiens pour les Prius. Son assistant est très orienté marketing. Et dans l’ascenseur qui nous menait à la sortie nous avons croisé une jeune “skateboardeuse” qui nous a confié être une “pre-sales engineer”, mais que bon, elle était plus spécialisée dans le “pre” que dans les 2 autres spécialités…

 

 

 

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